Le programme de la matinée ne m'intéressant pas vraiment, je ne me presse donc pas à partir. Pour la 2e journée, j’arrive à Prenois peu avant midi. Après un rapide appel a Nicolas, je le retrouve sur les butes proche de la cuvette. C’est la fin de la course des Proto. D’ailleurs, c’est tant mieux, puisque certains moteurs semblent à la peine.




Je viens tout juste d’arriver, que c’est déjà la pause déjeuner. Je décide donc de faire comme la veille, un tour de parking. Là encore, pari gagnant, puisque je tombe nez à nez avec une Mercedes SLS qui s’échappe. J’en avais déjà vu, à l’arrêt, mais c’est la première fois que j’ai l’occasion d’entendre le V8 délivré son feulement très agressif. Timing parfait.




Décidemment, on retrouve les mêmes marques que la veille. La première, une Aston Martin Vanquish S grise. Je la trouve beaucoup plus acerbe que la DBS de la veille. J’adhère assez !




Un peu plus loin, une Porsche. Mais pas n’importe quel modèle. Ici, une Panamera Turbo. Personnellement, je n’aime pas du tout ce modèle, mais alors pas du tout ! Toujours est-il que c’est moins courant que la plupart des voitures habituelles. Allez, l’estomac crie famine !




Un peu moins courant..




Après s’être restauré, en terrasse qui plus est, tellement le temps est clément pour l’instant, nous retournons de suite pour le lancement de la manche des Funyo. Juste de quoi illustrer mes propos, pour une manche assez peu disputée.





Visiblement, s’en est fini pour ce pilote qui attend à l’abri du rail que le plateau vienne chercher sa monoplace. J’aime bien ces photos d’ambiance marquant la déception d’un concurrent après un abandon, mais ce n’est pas évident et courant d’avoir l’opportunité d’en faire beaucoup.




Rapidement derrière, c’est au tour des monoplaces type Formule de se lancer. Le rythme est assez soutenu, dès le début, et la bagarre est à tous les niveaux du classement.





Loic Martinez, au volant de sa Formule Renault 2.0 de l’écurie GTRO n’est pas en reste, et nous offre une démonstration de freinage très appuyés. Peut-être même trop appuyés.





Assez joué, il est temps de passer aux choses sérieuses. Les GT sont lâchées dans l’arène de Prenois. Le rythme est pour le moment étonnement calme, mais ceci ne devrait pas durer. En effet, nous sommes dans les tours de chauffe.




Ca y est ! J’entends la meute complète qui s’élance sur la ligne droite. Le départ est donné, la tension monte. J’attends calmement que les voitures déboulent en haut de la cuvette. L’attente ne sera pas longue, puisqu’elles sortent en paquet, plongeant toutes côte à côte dans un grondement assourdissant.




Le groupe s’étire rapidement, dispersant les voitures sur l’ensemble du circuit en fonction de leur niveau. Le plateau est assez varié, présentant des grands classiques aux cotés de modèles moins courant. On retrouve donc des Porsche, aujourd’hui encore en nombre, mais aussi cette Ginetta G50 orange, ou encore une GC 10.1, qui ressemble trait pour trait à une Scirocco bodybuildée.




Les Porsche, un grand classique de la course GT-Tourisme.




L’avantage des courses d’endurance, comme j’ai pu le constater la veille, c’est que le nombre de tour est considérable. On peut donc se permettre d’oser des filés en quantité. Depuis le dessus de la Parabolique, dans le léger bout de piste droit en sortant de la cuvette, le point de vue est sympa. Je ne me prive pas, et j’enchaine les filés avec une certaine facilité.






C’est vite lassant, je retourne donc dans le double gauche de la Bretelle, en longeant la piste. Tout le monde a maintenant adopté un rythme assez soutenu. La Porsche 993 RSR semble avoir quelques soucis mécaniques …




Pendant ce temps, la Ferrari F430 enchaine les tours de manière imperturbable.




Une fois n’est pas coutume, je me place dans l’axe de la piste. Les photos sont généralement plutôt sympas du fait de la courbure de la surface. Les phares de certains sont du plus bel effet.





Je l’avais repérée la veille, et c’est, entre autre, un des motifs de ma venue sur les 2 jours : les Mosler MT900. Ces monstres, assez rare sur les pistes, sont fabriquées par un petit constructeur américain. La version 2010 de la Mosler embarque, d’après les données constructeur, un V8 turbocompressé qui ne développe pas moins que 2500cv. Autant dire, une fusée sur roue. Bref, quoiqu’il en soit, la version piste ici présente aligne les tours de manière impressionnante, loin devant tout le monde.




Une petite série de filé, avec, dans l’ordre : Porsche 996Cup, Viper GT3, une autre Porsche 996RSR et 993 GT2.





La bataille fait rage a tous les niveaux, et le spectacle est vraiment au rendez-vous.




Me viens l’idée de comparer le roulis pris par les voitures au passage de vibreur. Je me remet donc dans la même position que la vieille. Et là, c’est impressionnant, le contraste est saisissant. Presque toutes les voitures virent à plat, prenant un roulis très réduit.




Cette Porsche, depuis le début de la journée, attire tout particulièrement mon attention. Il s’agit de la Porsche 993 GT2 de l’écurie CERT99. Le 3.6L biturbo est poussé à 715cv, et le travail sur le châssis est sensationnel. Le design n’est pas en reste, puisque cette GT2 a été restylée avec beaucoup de tact, dans la pure lignée de l’évolution que Porsche aurait pu en faire. Une franche réussite, que j’apprécie énormément !




Une petite chasse au retour de flamme, qui ne payera pas.. Quoi que, si vous observez bien l’échappement de la Mosler, vous apercevrez une lueur orangée, minime.




Porsche, encore.




Le temps passe et la fin de course approche de plus en plus. Les équipages et les mécaniques commencent à accuser le coup, et il faut faire attention a ne pas se faire surprendre. Cette Porsche 997 Cup a bien failli en faire les frais, avec un freinage qui frise la correctionnelle. La GC 10.1 n’aura pas de seconde chance, puisqu’elle est victime, vraisemblablement, d’une casse mécanique.




Je vous avais prévenu, je ne suis pas avare sur le nombre de filés :




La patrouille Bretling survole le circuit, dans le cadre du meeting voisin




Dans la cuvette, c’est toujours très agité, comme en témoigne ce groupe à l’attaque. Là encore, les châssis font un travail énorme, et la vitesse de passage est donc très élevée.




On remarque quelques différences de trajectoires. Certains n’hésitent pas à utiliser le vibreur, alors que d’autres préfèrent élargir un peu.





Là, le freinage est très appuyé, et personne ne veut céder. A trois de front dans la parabolique, c’était moins une que les voitures finissent dans le bac a gravier.




En endurance, la victoire ne se joue pas que sur la piste. En effet, les changements de pilotes et les ravitaillements sont toujours un moment crucial. Depuis la terrasse presse, je surplombe la ligne droite des stands. Alors j’en profite. La Mégane repart, alors que deux Porsche se suivent pour s’arrêter.




Ca va très vite, et tout le monde sait précisément ce qu’il doit faire. J’aime beaucoup ces photos qui font un peu ‘ambiance’, et permettent de casser la monotonie qui s’installe au bord de piste.




J’aurais bien voulu marquer l’agitation qui règne dans les stands, mais avec le froid saisissant, le vent et le manque de trépied, je ne parviens pas à obtenir un rendu propre avec des vitesses plus lentes, qui flouteraient le mouvement des mécaniciens. Ça sera pour une prochaine.




Dans les paddocks, la 997 Cup numéro 133 est arrêtée. Visiblement, la carrosserie est intacte, c’est sans aucun doute un souci mécanique. Un peu plus loin, une Carrera 4S a fait son apparition.




Allez, retournons voir ce qu’il se passe sur l’asphalte. Visiblement, tout le monde chasse le chrono.




Je n’ai pas encore été sur le promontoire qui surplombe la descente de la cuvette de toute la session des GT. Je m’empresse donc d’y aller, et ne manque pas de profiter de l’endroit pour faire une petite série de filé.




On approche vraiment de la fin de la journée, et je suis surpris du fait que tout le monde continue sans faiblir. Je n’ai pas le classement final à ce moment-là, mais nul doute que l’écart est moindre.





Une vue que je n’exploite pas assez : l’arrivée au point de freinage. La Volvo Touring Cup TC10, qu’on n’avait encore pas vu, ne s’en tire pas si mal que cela.




Bon, j’en ai assez, et je suis sur le départ. Juste un dernier filé de chacune des voitures qui ont marqué la journée, à savoir, la Mosler, pour leur meilleur temps au tour et leur impressionnante vitesse. La Porsche du CERT99, parce que c’est celle que je trouve la plus jolie du plateau. Et enfin, la Ferrari, puisqu’elle est resté très régulière, et s’impose tout logiquement.




Une journée riche en photo, puisque je suis rentré avec pas loin de 2000 clichés. Des modèles peu fréquents, le beau temps, et du spectacle. Cette rencontre avec l'endurance a vraiment été une bonne surprise, et je n'émets aucun doute sur ma présence l'an prochain


Postez votre commentaire



Retour en haut de page

© Copyrights Stéphane HERVIER 2010