Les Super Séries FFSA sont, à mon sens, l'évènement majeur se déroulant à Dijon-Prenois cette année. N'ayant pas pu y aller les années précédentes par manque de disponibilité, j'attendais cette édition 2010 avec énormément d'impatience. D'autant plus que cette année, les catégories attendues sont très sympas et promettent beaucoup de spectacle. Après une courte nuit, très courte, j'arrive sur le circuit de Prenois aux alentours de 8h30.


La première série est déjà en piste, et je me presse d'aller m'installer sur la bute qui longe la cuvette. Ce sont les Racecars qui sont en train de rouler. Ces monstres tout droit venus des anneaux américains de vitesse sont, ici, prêts à en découdre sur des tracés techniques et sinueux comme Prenois, ce qui laisse présager énormément de contact.




Déjà les vitesses sont très élevées, et les premières traces de bagarres se font visibles. Je fais rapidement un premier tour du circuit, pour varier les prises de vue sur cette série que je découvre: les châssis sont tous similaires, et d'après ce que j'ai compris, il y a un moteur unique, à savoir un V8 qui développe 450 chevaux. De quoi propulser l'ensemble de 1150kg à des vitesses ahurissantes.




Le numéro 5 semble avoir fait les frais d'une touchette un peu violente puisqu'il lui manque complètement une portière.




Je 'lutte' beaucoup pour diminuer l'effet du soleil rasant qui me gêne énormément. Finalement, avec la fin de la session, je décide de faire quelques filés, très tôt dans la journée, presque à froid.





C'est au tour des GT de s'élancer. Un 'troupeau' de Lamborghini fait chauffer la mécanique, alors que seule une Porsche 997 Cup vient jouer les perturbateurs dans un concert de décibels qui couvre allégrement le volume des Lamborghini.






Rapidement, le nombre de voitures augmente, et des modèles assez impressionnants, ou inédits pour moi, font leur apparition. Les Dodge Viper, par exemple, sont vraiment très impressionnantes dans leur configuration piste, avec une largeur très conséquente. Les BMW Alpina B6 valent également le coup d'oeil, puisqu'elles font tout de même 530cv, pour avaler le 0-100 km/h en moins de 4s. Impressionnant ? Pas tant que çelà face aux autres modèles.





Le team Luxury Racing aligne plusieurs Ferrari F430 Scuderia ici. A part la décoration un peu personnalisée, les voitures sont identiques graphiquement et discrètes également lors de leurs prestations sur la piste où elles ne font pas preuve d'un rythme impressionnant.




Audi est présent également, et en nombre, puisqu'on retrouve six Audi R8 LMS sur ce plateau. J'avoue ne pas trop apprécier la R8 en version routière, mais cette évolution sportive radicalisée de l'allemande me plait assez. Certaines sont même pilotées par des personnalités pas nécessairement originaire du sport automobile, puisque par exemple, la numéro 25 du team Oreca voit David Hallyday se glisser dans le baquet.





Des petits groupes de niveau différent commencent à se former, et les bagarres s'engagent peu à peu à tous les niveaux, pour le plus grand plaisir des spectateurs. C'est par exemple 'très chaud' entre une Corvette Z06 et une Audi R8 qui roulent quasiment l'une sur l'autre et ne lâchent rien.




Une Aston Martin DBRS9 blanche avec des liserets verts acidulés fait son apparition. Elle est à la fois très classe et sportive, même si je n'accroche pas plus que cela sur le choix de la décoration. Mais elle m'offre un énorme retour de flamme au freinage de Gorgeolles, que je n'ai pas réussi à retrouver dans l'objectif. Tant pis, mes yeux se sont régalés sur ce coup là.




Pendant ce temps, les esprits s'échauffent, les pneumatiques également, et le rythme imposé par certains est vraiment soutenu. Ça provoque quelques petites frayeurs, comme ici pour l'Audi R8 LMS partagée par David Hallyday et Stéphane Ortelli. Un freinage un peu trop retardé qui l'expédie dans la trajectoire sale, et le propulse à l'extérieur. Plus de peur que de mal, l'auto n'a rien du tout et repart aussi tôt.




Une deuxième Aston Martin est également engagée. Cette fois-ci, c'est Anthony Beltoise qui pilote la DBRS9. Ce n'est toujours pas mon coup de cœur coté décoration, mais les sponsors sont peut-être exigeants.




La bataille fait rage partout sur le circuit, ce qui assure le spectacle. Je décide de faire deux ou trois vues au moment où des voitures arrivent au sommet de la montée de Parabolique. Une Audi décide même d'improviser un petit freinage appuyé ce qui fait immédiatement fumer les pneumatiques.




Un petit filé d'une Corvette, pour la forme.




C'est la fin de la session, et les Lamborghini sont toujours là. J'exploite un peu une position inédite, un peu en décalé par rapport à la piste, ce qui permet d'avoir le freinage presque de profil. J'ai même le temps de régler rapidement l'appareil pour baisser les vitesses, et saisir la numéro 66 en filé au moment où elle passe devant moi. Assez stressant de changer extrêmement rapidement de vitesse à la volée.




Je tente également de faire un filé au loin, pendant la phase de freinage. Théoriquement, c'est tout à fait possible, mais je suis loin, et j'ai beaucoup de mal à suivre la vitesse de déplacement de l'auto. Je n'ai pas encore assez d'expérience pour avoir la précision suisse d'une montre Alpina, par exemple...




Je me précipite dans les paddocks avec l'espoir de pouvoir approcher les reines de la journée. C'était sans compter sur l'incroyable assiduité des gardiens. Bon je fais un tour des paddocks autorisés et libre d'accès. Une Lamborghini est garée là, visible. J'en profite pour faire une photo.




En pré-grille, les Clio se préparent. Des petits wagons de pneus circulent partout sur les paddocks, et c'est assez amusant à voir. Çà me permet de faire une photo des pneus, pour illustrer l'aspect des pneus slicks, et on m'autorise aimablement à photographier l'intérieur du cockpit d'une Clio Cup. Comme on peut le constater, c'est réduit au strict minimum nécessaire, loin de toute notion d'ergonomie.




Un peu en retrait, des mécaniciens s'affairent autour des voitures. La première, une Seat Leon engagée dans la Supercopa, épreuve de la marque, semble connaitre des soucis de freinage. C'est la course aussi dans les stands, puisque la voiture doit être prête à rouler d'ici peu de temps. La seconde, une Racecar qui, à la vue de la jante et du pneu à coté du stand, a rencontré quelques soucis techniques avec sa roue avant droite.





Je décide alors de monter sur la terrasse presse, avec l'espoir de dénicher quelque chose sur la ligne des stands. Sur le chemin, je débusque une Ferrari 458 Italia garée à l'abri des regards indiscrets. Pas de temps à perdre, je shoot rapidement et m'en vais. Une Audi R8 se présente aussi. Très impressionnante vue de face comme cela.




Arrivé sur la terrasse, les Clio sont prêtes à être libérer. Mince, trop tard, et la pitlane se vide rapidement. Je prend la décision de tenter ma chance en me faufilant dans un stand. Ça passe, je m'arrange pour ne pas gêner.




Il faut faire vite, parce que je ne sais pas combien de temps je pourrais rester là. La Porsche de l'équipe Nourry ou une des F430 Scuderia de Luxury Racing sont bien présentes ici, non accessibles au public.




Au même moment, dans mon dos une Clio s'arrète en trombe pour ravitailler.




Dans le stand Morgan, deux mécaniciens se chargent de réparer la lèvre à l'avant de l'auto. Cette Morgan a d'ailleurs définitivement un look très atypique qui tranche des autres voitures engagées. Ça semble intéressant de voir cette réparation de la fibre de carbone, et je prend le risque de m'arrêter pour observer quelques petites minutes. Rapidement, un agent de sécurité me demande de quitter la zone. Je m'excuse, pour ne pas faire d'histoire, mais je me demande sincèrement en quoi je dérangeait. Soit.



Je retourne au bord de la piste pour faire quelques filés des Clio. Je connais déjà plus ou moins cette catégorie que j'ai vu tourner en coupe de France, et j'ai envie d'innover. J'ai vu un peu sur deux trois sites que je fréquente que certains mettent de l'angle dans leur filés. Pourquoi pas?. Essayons, de toute façon ca ne coute rien, et rien m'empêche d'assurer demain s'il s'avère que le résultat n'est pas celui attendu.... Finalement, j'aime assez l'effet, et cà demanderait à être approfondi. J'y songerai à l'avenir.





C'est déjà fini pour ce matin, et le calme relatif revient sur la piste. Je presse le pas pour aller chercher de quoi me restaurer. Un sandwich, et hop, pas de temps perdu car des animations sont annoncées entre midi et deux. Un groupe de musique est là pour animer la pause, et c'est assez convivial.




Des baptêmes de piste sont proposés. Une Seat Cupra et une BMW (très classe) en sont les principaux protagonistes.




En guise d'animation, l'organisation a prévu un duel entre une moto et une voiture. Même si c'est intéressant à voir, le fait que la moto soit strictement d'origine, alors que la voiture est clairement une machine de course, semble assez peu équilibré. Mais bon, voyons voir. La BMW 800RR s'en sort plutôt pas mal sur une piste légèrement humide et finit par dépasser ce racecar.





Il est temps d'aller faire un rapide tour de parking. Rien de bien sensationnel sur le parking principal. Seul quelques anciennes musclecars valent le coup. On peut y trouver par exemple une Corvette '84 dans un coloris orange et noir pour le moins classique.




Une Ford Capri RS 2600 est également présentée en orange. Honnêtement, j'aime assez. Encore du orange, avec cette Ford Mustang Boss à l'allure très très musclée. C'est typiquement le genre de musclecar que j'apprécie. Pour changer un peu du orange très en vogue, une autre Mustang, jaune cette fois-ci.




Une vente aux enchères se tient sur le circuit aujourd'hui. En vente, une Ferrari F40, qui reste tout de même un modèle assez rare et exclusif. Manque de chance, la voiture est parquée entre des barrières élastiques très étroites qui empêchent vraiment les prises de vue faciles. La voiture est vraiment très jolie et impressionnante, mais les photos le rendent assez mal ici.




Il me reste un petit peu de temps, et le ciel me donne une idée: expérimenter la technique du HDR. Le principe est simple, il suffit de prendre trois fois la même photo en l'exposant différemment. Une très exposée, une normale et une très faiblement exposée. Après, il faudra en post-traitement les assembler pour obtenir un rendu particulier. A gauche le HDR, à droite l'original avec une exposition normale.




Allez, l'après-midi reprend, et c'est au tour des GT de tourner à nouveau. Je retourne au niveau de Gorgeolles, car j'ai repéré un détail que je veux saisir. Les premiers tours sont très chargés puisque tous les concurrents se sont élancés en même temps. Ce type de départ a ses avantages et ses inconvénients.





Par exemple, ça permet des photos comme ceci, avec deux ou trois voitures en bagarre, qui rendent vraiment bien, à mon sens. Mais ça implique aussi d'avoir beaucoup trop de sujet, et ça fait chauffer l'auto-focus de l'appareil qui a certaines fois du mal à suivre le bon point.




Au milieu, une Aston Martin loupe quelque peu son freinage et allume les pneus. C'est sans gravité.




Là, je tente quelques filés, mais j'ai un taux d'échec très impressionnant. Probablement du au fait que la voiture ne se déplace pas en ligne droite mais en suivant plusieurs plans à la fois, ce qui complique la chose. Parfois, le flou de bougé peut donner des choses surprenantes. Elle est très particulière, on aime ou pas mais je trouve que l'effet involontaire de cette photo lui donne un petit caché supplémentaire.




Des groupes de niveaux se forment déjà, ce qui rend la manœuvre un peu plus aisée. Une Aston Martin emmène un groupe de 4 voitures. On retrouve également les trois voitures qui roulent ensemble, dont cette Corvette Z06 ou l'Audi R8 LMS. La Porsche aux coloris Demeco, et l'Audi peinte pour représenter DHL se livrent une bataille à coups de millièmes de seconde.




Je me déplace pour varier les vues. Un petit filé de Ferrari au passage, mais là encore l'arrière de la voiture manque cruellement de netteté. Peut-être ai-je été un peu trop audacieux sur la vitesse d'obturation?




Depuis ce point, je vois les bolides presque de face au moment où ils franchissent le vibreur du point de corde. Les plus observateurs auront remarqué que la Viper pose l'avant de la carrosserie sur l'asphalte au moment du changement de cap.




C'est également le cas de la Porsche 911 GT3 R dont le spoiler avant vient littéralement s'écraser sur le revêtement dijonnais.




Les Lamborghini Gallardo sont toujours présentes, même si elles sont beaucoup moins impressionnantes que ce que j'aurais pu penser. Ce n'est pas bien grave, elles sont très jolies et j'aime vraiment bien cette marque italienne.





Le ciel se dégage. On gagne un peu en profondeur de vue. Je trouve que cette photo est sympa avec la ville en arrière plan. C'est une vue qu'il faudra réitérer sur une journée clairement plus dégagée à l'atmosphère limpide.




On en arrive à la raison de ce placement. Effectivement, puisque je l'ai remarqué plus tôt, autant tenter de saisir ce moment. La Dodge Viper piloté conjointement par Fabien Barthez et Morgan Moulin-Traffort dégage une grande flamme de ses échappements au moment de rétrograder. Ceux-ci sortant latéralement au niveau de la portière, je me suis placé en conséquence. A tous les tours, ou presque, les flammes sont présentes Seul petit regret, la distance de l'action, et le fait que les bas de caisses soient jaunes, ce que réduit sensiblement l'effet de la flamme.





Je surveille, au cas où d'autres voitures fournissent le même spectacle. Négatif concernant la Corvette de Derlot, les BMW et Audi R8.




La course des GT s'achève d'ailleurs sur la victoire de Derlot / Peyrolles sur leur Corvette, et très rapidement les concurrents de la course Clio Cup s'élancent. Le premier tour est assez calme, le temps de faire chauffer les gommes.




Le public est bel et bien présent sur cet événement. C'est pourtant un samedi après-midi, et la météo a été relativement menaçante tout au cours de la journée. Ça fait plaisir de voir que le sport automobile attire des gens passionnés mais également des néophytes prêts à braver la météo pour découvrir ce même sport...




Par contre, dès le deuxième tour, c'est extrêmement chaud. Tout le monde veut tirer le meilleur de sa voiture et chaque place est bonne à prendre. Ne rien lâcher et freiner tard, c'est mettre toutes les chances de son coté. C'est la cohue générale.




Pizzitola, sérieux concurrent à la victoire, en fait, hélas, les frais et devra s'arrêter aux stands pour réparer provisoirement les dégâts.




Les esprits s'échauffent, et on n'hésite plus à complètement enjamber les vibreurs pour passer plus fort. Ça vaut à certains de jolis décollages des roues intérieures.




Pour d'autres, il y a des freinages très très limite qui finissent dans un hurlement de pneumatiques à n'en plus finir, et un nuage de gomme très spectaculaire. Pizzitola, toujours pas calmé et remonté à bloc fait également sa part du spectacle.




Je me lance dans une 'chasse à la flamme', Graal du photographe automobile. Le lieu est idéal, puisque les Clio, généreuses en retour de flamme, arrivent en paquet et sont contraintes à lever fortement le pied. Souvent, la flamme est très rapide et on aperçoit juste la lueur dans les tubulures d'échappement. Parfois, par contre, c'est beaucoup plus impressionnant.



Je me rend compte que quelque chose traîne sous l'avant de la voiture de Pux. Je n'ai pas décollé le nez du boitier du tout, et je n'ai aucune idée de ce qu'il s'est passé. Je me retourne, en espérant qu'il repasse, et que je puisse saisir l'état de la voiture.





Goure, avec sa Clio aux couleurs Saint Eloc, s'offre une petite visite gratuite des dégagements. C'est joliment rattrapé, mais le but premier, c'est de gagner du temps, pas d'en perdre en faisant une tentative non fructueuse de drift.





Devinez quoi … Une nouvelle voiture a subi les frais d'un contact un peu musclé. C'est ici Loboda qui a un petit peu modifié l'aérodynamique de sa Clio Cup.




Alors que Baziret nous offre une jolie flammèche derrière sa Clio, Pierre ne passe pas loin de la correctionnelle avec une trajectoire un peu trop large qui a bien failli lui couter très cher.




Frederic Jamin, de Duprey Compétition a complètement encastré sa Clio dans le rail juste dans le dernier tour. Décidément, cette Clio cup est très disputée, ce qui assure le spectacle, mais elle coute cher aux pilotes et aux mécaniques.




Dernière course pour la journée, les Bioracing Series s'engagent dans leur tour de chauffe. Motorisé par un 4,0L Nissan, ces prototypes passent la barre des 260 km/h. Pas si mal pour une catégorie à volonté écologique.





Mathieu Lecuyer casse une pièce mécanique et libère un épais nuage de fumée grisâtre derrière lui. Il s'arrêtera aux stands et reprend le départ pour continuer sa course.




Je suis assez sceptique sur cette série, et je ne prend que peu de photo. Je remarque la carrosserie abimée de cette voiture. Mais aucune idée de l'origine.




Sur le dessus de la cuvette, je vois une voiture se sortir violemment pour finir immobilisée dans le bac à gravier. Je ne distingue que le toit depuis ma position. Il s'avère que c'est encore Lecuyer, qui semble être très chaud aujourd'hui. Loxam déploie beaucoup de matériel pour sortir la voiture de son piège, d'abord en la tirant à l'aide d'un engin, puis en la chargeant sur un camion plateau. Joli coup de pub.





La journée se termine ainsi, avec des esprits très excités, comme en ont témoigné les Clio Cup ou la performance de Lecuyer. Nul doute que le spectacle sera au rendez-vous demain, dimanche, pour la deuxième journée de l'évènement. Et c'est tant mieux, puisque moi aussi, je serais au rendez-vous.


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mardi 18 mai 2010 21h09 - posté par Fluide Glacial

Très beau reportage! La fatigue ne se fait pas ressentir sur les clichés ;)

mardi 18 mai 2010 11h50 - posté par Did

Bravo Mr !
Du grand art, sans moqueries aucunes vivement le 400mm + pola !

lundi 17 mai 2010 11h52 - posté par jefautograf31

Merci à toi pour ce beau reportage. Du bel ouvrage comme d'habitude : attrayant à lire et bien imagé. Les poses longues sont toujours appréciées ainsi que les flammes.
Photographiquement

dimanche 16 mai 2010 21h18 - posté par zweig

Bonsoir,

merci pour ce super reportage.
vous étiez accréditez?

dimanche 16 mai 2010 20h01 - posté par Irolow

GG le Reportage !
J'adore les Filées et les "Flammèches" ! =)

dimanche 16 mai 2010 19h17 - posté par Nico'

Excellent reportage...

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