Chaque année, le salon de l'automobile de Genève permet de découvrir des nouveautés, mais aussi et surtout de revoir des modèles de prestige déjà connus. Depuis plusieurs années, la tendance à s'inscrire dans une politique écologique s'étend dans les stands constructeurs, et c'est seulement pour cette 80e édition que les grands noms du milieu ont cédé à la mode. Bonne ou mauvaise nouvelle, nous le verrons plus loin. De plus cette année, j'attendais avec impatience cet événement, avec la ferme intention d'essayer d'exploiter au maximum le reflex numérique. Un gros programme donc pour une seule journée, mais çà rajoute du challenge à l'exercice.


Départ de la maison à 5:30, avec une météo qui semble avoir été clémente, puisque contrairement aux prévisions de la veille, il n'y a pas neigé. Les services d'entretiens ont prévu leur coup, et le passage du Col de la Faucille se fait sans encombre. Seul petit point négatif, j'avais plus ou moins dans l'idée de faire une pause pour faire une vue panoramique au moment de la descente sur Gex, ce qui a été fortement compromis par la brume dense qui surplombe tout le versant suisse. Tant pis, ce n'était clairement pas le but premier de l'expédition. J'arrive au poste de douane, c'est bon signe, je sais qu'il reste peu de route, et le timing est parfait. A 8h45, je suis dans le hall d'entrée. Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir eu l'idée d'arriver tôt, et en écoutant les gens discuter autour de moi, tous sont prêts à déferler sur le stand Ferrari. Ayant déjà pratiqué un peu le salon, je sais que c'est presque mon seul espoir d'approcher facilement le stand, j'en ferais donc autant. La ponctualité suisse est au rendez-vous, et à 9:00 frappantes, les portes sont ouvertes. Cette fois-ci, c'est parti. Le salon est alors quasiment vide, et je traverse tout pour me rendre sur le stand de la Scuderia.


Sur le chemin, je longe Novitec Rosso, où trois Ferrari sont présentées. Probablement que cà sera la cohue ici rapidement, tant pis, je m'arrête pour prendre les photos, quitte à me retarder un peu sur Ferrari. La F430 Scuderia, dans une livrée bicolore avec du blanc et du gris mat est du plus bel effet, et Novitec a su rester très sobre, un subtil mélange entre sportivité et personnalisation. J'aime beaucoup la bande dégradée au niveau des entrées d'air des bas de caisses, et les jantes avec le cercle blanc qui rappellent la couleur de la voiture. La California semble assez proche d'une version normale, de prime abord. En fait, les jantes voient leur tailles fortement augmenter, la peinture m'a l'air légèrement plus vive que la livrée sortie d'usine, et l'ensemble est fortement abaissé. J'en profite pour faire un petit essai de photo en format portrait, avec une perspective sur le flanc. C'est loin d'être sensationnel. La 599 a elle aussi reçue un coup de pinceau avec une peinture également mate qui lui sciait à merveille. Si je devais leur reprocher quelque chose, celà serait sans doute la couleur des sellerie, qui fait un peu tâche à mon gout. Allez, assez trainé, il faut aller chez Ferrari ce coup-ci.







Bon, finalement ca va, il n'y a pas encore trop de monde. Du moins pas assez pour m'empêcher de me faufiler. Première surprise avec une Fiorano vert pomme. Là encore, la peinture mate est à la mode, tout comme les association de couleur, vert pomme et gris anthracite ici. D'abord dérouté, j'avoue que ce coloris a un certain charme, ne serait-ce que l'originalité. Elle est présenté sur un miroir, ce qui aurait pu permettre de voir le dessous du monstre, pour peu que l'ensemble ait été orienté dans le bon sens. Tant pis, ce modèle n'en reste pas moins intrigant. La 599 porte l'appellation HY-KERS, et fait partie du programme laboratoire de Ferrari en terme d'écologie. Les plus perspicaces auront noté que le nom du projet n'est pas sans rappeler le procédé récemment apparu en Formule 1, qui consiste a récupérer l'énergie dissipée au freinage, et à la stocker pour la libérer plus tard. Sur le principe, c'est judicieusement pensé, mais de là à voir cette technologie arriver sur les véhicules de série, il y a fort à parier que le traditionnel V12 a encore de beaux jours devant lui pour quelques années.




A coté de ce projet qui marque les esprits, sont présents des, désormais, classiques. Encore que, peut-on dire de cette 458 Italia rouge vif qu'elle est classique? Je n'avais jamais fait attention au bon nombre de petits détails, comme les étriers de frein peints en rouge, ou les petites grilles de chaque coté des phares, qui semblent faire office de prise d'air. Peu accessible pour qu'elle soit photographiable, et par manque de recul, je me contenterais d'un détail d'une roue de la California. On remarquera que là aussi, les étriers sont assortis à la voiture, et que les disques sont en carbone, chose qui ne surprendra pas les initiés, mais qu'on n'a pas forcement l'habitude de voir tous les jours.




Comme tout les ans depuis un moment, Ferrari a amené une Formule 1. Les sponsors sont ceux de 2010, et les pilotes sont Alonso et Massa, ce qui correspond avec la saison 2010. Seul bémol, je vois mal Ferrari présenter le modèle qui sera sur les grands prix alors que le moindre détail est jalousement gardé à l'intérieur des paddocks.


A coté, sont présents Audi et Lamborghini. Les stands sont déjà pris d'assaut, et je crains que l'exercice se corse vraiment. En effet, chez Audi, c'est l'horreur, et finalement, je trouve les barrières qui limitent l'accès pas si déplaisantes que cela. L'imposante A8 qui se dote d'une appellation Hybrid n'est pas sans rappeler les grosses berlines concurrentes, telles que les BMW Serie 7 ou les Class-S de Mercedes. Le design est très sobre, et dans la pure lignée Audi.




Plus sportive, la R8 est présentée dans une teinte orangée assez spéciale. Moi qui ne suis vraiment pas fan des R8, je n'ai pas accroché du tout, malgré le V10 5.2L qui développe pas moins de 525 chevaux. Par contre, j'aime beaucoup la nouvelle RS5, qui est très agressive, tout en gardant un aspect classe et confortable. Les gouts et les couleurs ... Pas moyen d'approcher le nouveau modèle Audi A1 qui se veut une citadine de moyenne taille, avec des allures d'A3, sa grande sœur. C'est dommage, elle a l'air prometteuse, mais ca sera pour une autre fois.




Lamborghini a amené 3 voitures. Deux sont grises, et au milieu, une Superleggera verte est sur un présentoir tournant. Pratique pour prendre diffèrents angles de vue sans avoir à se battre pour une place. La LP560-4 grise, en version Spyder est impressionnante. A la fois très basse et large, et quand on sait qu'elle développe 560 chevaux, le mot impressionnant prend toute sa dimension. Je n'aime généralement pas les décapotables, mais elles permettent parfois quelques clichés pas évidents à prendre en temps normal, comme l'intérieur de celle-ci. De l'autre coté, une Gallardo LP670-4 SV, de la même couleur que la 'petite sœur' mais cette fois-ci avec un toit fermé, et un moteur de 670 chevaux. Le tout en 4 roues motrices, s'il vous plait.




Au milieu du stand, sur le plateau tournant, se trouve la Superleggera verte. Elle est tout simplement magnifique, et encore plus spectaculaire que les deux autres. Les jantes noires et la bande grise bordée du drapeau italien sont du plus bel effet. Les entrées d'air sont tout simplement énormes. L'aileron arrière, à l'inverse de l'extracteur, est assez petit, et très profilé. Les échappements, deux de chaque coté, sont ronds et simples, mais j'ose à peine imaginer la sonorité que ceux-ci doivent avoir. Ce stand est très réussi. J'aurais bien aimé un peu d'audace, avec par exemple une Embolado qui est un conceptcar pour le moins prometteur, mais on ne peut pas tout avoir.






Beaucoup moins acerbe, le stand Bentley est beaucoup moins attractif. J'en profite pour prendre deux photos de la Continental, même si elle laisse une impression de déjà vu. Ça reste quand même des voitures qui incarnent le luxe et le confort, avec une petite touche de sport. Très anglais, en somme.




Bugatti. Habituellement, je boycotte un peu Bugatti, qui n'annonce plus de nouveauté depuis la sortie de leur modèle phare, la Veyron. Cette fois-ci, avec la déclinaison Grand Sport, et sa robe entièrement en carbone bleu, ils innovent un peu. Plus intéressant, le modèle où toute la carrosserie a été retirée pour laisser apparaitre les entrailles de la machine. Les radiateurs sont très gros, tout comme les disques de freins. On dirait que la conception est un peu similaire à celle d'une monoplace, c'est à dire avec une cellule habitacle bien distincte du châssis. Le moteur, logé à l'arrière est coincé entre l'échappement et le système de suspension. En d'autre termes, pas très visible.





On change clairement de catégorie de voiture, et de prix aussi, avec cette Punto Abarth, qui est relativement séduisante. Évidemment, rien de comparable aux supercars précédemment observés, mais elle a un design très agressif qui ne laisse pas indiffèrent. Une jolie préparation de la petite italienne, fièrement griffée d'une bande Abarth. Tout comme les grandes. J'en profite que le champ est libre pour réessayer une vue originale. Bingo, j'aime bien cette photo.




On continue le tour de la halle 1, où se trouve Maserati. Je n'avais encore jamais vu la QuattroPorte en vrai. Elle est très longue, à tel point que j'ai eu du mal à la faire rentrer dans le champ de vision du 18-55, même en reculant beaucoup. Sur le plan esthétique, je ne lui trouve rien de sensationnel, mais peut-être est-ce l'effet voulu, pour plus de discrétion? A coté, une GranTurismo S. La calandre de ce modèle est ravissante, et c'est dommage que le coffre et la portière soient entrouverts. Maserati présente également le moteur de la GranTurismo. Il n'a pas l'air comme çà, mais il développe 440 chevaux. Pas étonnant qu'elle avoisinne les 150000€.

Sont aussi présentes deux GranCabrio, qui sont la version décapotable de la GranTurismo. Une bleu nuit, à la peinture pailletée, et une blanche avec la sellerie rouge. Là encore, le design par Pininfarina est efficace, mais un peu trop en retenue à mon goût. La marque au diapason a définitivement pris une autre direction depuis la fin de la très regrettée MC12, qui avait des allures de GT1 sortie sur la route. C'est un choix, pas forcement celui que j'aurais aimé, mais hélas, je ne suis pas aux commandes de la marque, à mon grand regret..






Une voiture orange un peu en hauteur attire mon attention. Je décide d'aller voir. Sage décision, puisqu'il s'agit de la place réservée a Italdesign Giugiaro, qui n'est autre que la marque d'un des designers italiens les plus fertiles de l'époque. Vous n'en avez jamais entendu parlé? Pourtant, il a dessiné des voitures de légende que bon nombre de gens connaissent, comme l'Alfasud, l'Audi 80, la Ferrari 250GT, une grande partie des Fiat, ou encore les Renault R19 et R21, ou la toute première Golf. Alors, vous voyez que vous connaissez ses créations.

Ici, à Genève, il présente une sublime voiture de sport, qui n'a clairement pas à rougir des grandes marques italiennes. En plus, elle est présentée sur une estrade surélevée d'environ 1m, et je m'autorise quelques fantaisies, qui au final ont un charme qui me plait bien. Le style est très acerbe, avec des lignes tendues, et des prises d'air qui semblent avoir été taillées à la serpe. L'avant très plongeant lui confère un style très affuté, comme si elle était collée à la route, ce qui doit surement être le cas vu la taille des pneus. Pour couronner le tout, la motorisation semble être hybride, donc dans l'air du temps, même si je ne peux pas vous en dire plus de ce coté là. Un design très réussi, une fois de plus, pour ce designer qui n'a plus grand chose à prouver dans le monde de l'automobile.






Je change de coin, et je me rend chez Corvette. Rien de bien sensationnel, mise à part une C6 Grand Sport, qui n'apporte pas de grande nouveauté. Je me lasse un peu de la gamme de Corvette, avec des voitures qui restent inchangées depuis maintenant trop longtemps. Juste un gros plan sur le logo de la marque, et deux photos de la ZR1 qui abrite un moteur 8 cylindres de 647 chevaux. C'est performant, mais ca deviendrait presque vieillissant.




Juste en face, Chevrolet, qui eux ont su rebondir, avec, par exemple cette compacte et racée Aveo RS. La Camaro SS était présente, mais pas entourée de barrière, et donc absolument inapprochable. C'est regrettable d'avoir à passer à côté de véhicules de légende à cause de la foule qui se jette sur les voitures et empêche toute photo décente..




Un rapide passage sur le stand Dacia. Rapide, très rapide. Juste le temps de prendre une photo de la Duster sur laquelle Alain Prost dispute le célèbre Trophée Andros.




Opel, non loin de là, présente un concept car assez alléchant. Dans une robe blanche, la GT-E Flextreme est plutôt bien réussie. Mais, ne nous affolons pas, les productions de série de Opel sont très souvent diamétralement opposées aux concepts que la marque allemande présente. C'est dommage, puisque ce modèle est clairement plus joli qu'un Mériva. La nouvelle Astra que j'avais été voir en concession ne me plait toujours pas plus.




Idea Institute, qui est un bureau de design italien, présente un modèle bordeaux, avec les vitres noire opaque. On croirait presque le modèle de l'an passé, le toit en plus et l'hôtesse blonde assise sur le capot en moins. On aime ou on aime pas...




De l'autre coté de l'allée, un autre designer fou prend place. Sbarro, relativement bien connu dans la région de par la proximité de ses écoles (et avant sa fermeture de son musée a Pontarlier) propose un stand un peu original: une Ferrari P4 de 1986, retravaillée par Sbarro, et une GT40, dont toutes les photos sont floutées ou manque cruellement de recul. L'école présentait aussi la Sbarro Coupé GT, que je trouve très arrondie, peut-être même trop globuleuse. De toute façon, Sbarro a toujours eu un style assez particulier et marginal, comme en témoigne cette moto conçue par l'école Sbarro, sur une base de Yamaha..






On continue dans la série des préparateurs, avec le stand de Irmscher. Depuis toujours, ce préparateur entretient des liens proches avec Opel, et c'est assez logique que cette Astra soit proposée ici. Dans un style très diffèrent, une Caterham 7 est également passée entre les mains du sorcier. Par contre, on ne peut pas dire que l'intérieur frise avec le luxe affiché sur les autres marques luxueuses. C'est réduit au strict minimum, sans fioritures superflues.





Autant vous le dire tout de suite, j'ai totalement craqué sur la voiture suivante. Ceux qui me connaissent un peu ne seront très certainement pas surpris, puisqu'il s'agit d'un concept Alfa Romeo, dessiné par Bertone. Le look très futuriste donne un cachet unique et particulier à la voiture. Visiblement, c'est sur une base de 8C, même si le design actuel ne le laisse pas forcément transparaitre. L'arrière est très acerbe, avec de multiples palettes qui donnent un style éphémère et une fluidité dans la ligne. L'avant, plus sobre, ne dénote pas, avec ses 4 phares lenticulaires, qui flashent énormément. Pour moi, les jantes sont de véritables pièces d'orfèvrerie, qui rappellent l'arrière de la voiture. Ce style en 'palette éclatée' est inédit je crois, mais c'est extrêmement bien mis en œuvre par Bertone ici. L'intérieur est très typé conceptcar, avec des sièges blancs laqués habillés d'un degradé lumineux bleu.

L'habitacle est assez spécial, et c'est la seule chose que je trouve moyennement réussi. Mais extérieurement, j'adhère totalement au style. Malheureusement, il n'y a quasiment aucun espoir d'en croiser une un jour sur la route, puisque comme bon nombre de conceptcars, elle restera à l'état de concept, et ne verra jamais le jour. Juste pour le plaisir des yeux, pauvre de moi.






Dur retour a la réalité, même si c'est une belle réalité que nous propose Zagato.




Le stand Pagani est à côté, ca serait dommage de s'en priver? La Zonda Cinque et la Zonda Tricolore sont présentes. L'une, noir et blanche bordée d'un fin liseret rouge, l'autre intégralement revêtue de carbone, coloré en bleu ou pas. La deuxième affiche fièrement ses origines trans-alpine, avec des drapeaux italiens que l'on retrouve à plusieurs reprises sur la voiture. La partie arrière des Zonda est très massive avec des pneus d'une largeur invraisemblable et l'échappement typique de la marque. On remarquera d'ailleurs que beaucoup de modèles de prestige sont équipés de Pirelli P-Zero, ce qui constitue sans aucun doute une bonne publicité pour la marque.





D'autres, à l'inverse, cherchent àa tout prix à être vu. FAB Design a préparé trois voitures, toutes trois blanches, avec des kits carrosseries sur-dimensionnés: l'archétype de ce que j'ai horreur. J'en profite pour changer un peu les prises de vue.




Au détour d'une allée, je tombe sur une Ford Focus isolée. Peu de monde autour, je m'amuse à prendre une photo qui au final rend assez bien, je trouve.




Chez Spyker, le blanc est également de mise. Décidément, c'est vraiment la dictature des modes cette année, avec beaucoup de blanc, de carbone ou de peinture mate. Ici, le modèle est simple mais esthétiquement réussi, et la présentation sur des plaques de métal est originale. Originale, comme l'énorme calandre ovale toute grillagée par un treillis fin et chromé sur lequel on distingue le sigle de la marque.




Deux trois autres concepts, un peu moins authentiques, un peu plus réalistes, peut-être, comme cette Hyundai ou cette Subaru. Ou parfois un peu rétro, comme cette Wiesmann MF5, sur un stand où la lumière était horrible.




Nouvelle surprise chez Pininfarina, qui arbore fièrement à son tour un conceptcar Alfa Romeo. Beaucoup plus 'terre a terre' que le Bertone, il est également très joli. La carrosserie très fluide, et les deux rebonds derrière les appui-têtes, ainsi que l'arrière un peu effilé lui donne un style tout à fait actuel. L'intérieur, avec des compteurs rétro éclairés rouge est très chic et design. Ce n'est pas Pininfarina pour rien.





Seat, habituellement sage et grand public a décidé de se lâcher un peu, laissant s'exprimer ses gênes hispaniques via la Ginebra. Ce nom, surement pas anodin, signifie 'Genève' en espagnol. Petit clin d'œil amusant, pour une voiture très compacte et sportive qui semble vouloir concurrencer le design de l'Audi A3 tant sa ligne est proche. Parfait, je valide totalement ce design, même si Seat a d'ores et déjà prévenu que le projet ne serait pas poursuivi, sous cette forme tout du moins.





Un petit tour chez les marques nippones, avec cette Nissan GT-R absolument pas mise en valeur dans un espace très confiné et toutes portières ouvertes. Pour une chasseuse de Porsche, ca ne fait pas très sérieux.




Ce n'est guère mieux chez Honda, qui met ses CR-Z à l'ombre de toute lumière, rendant les photos quasiment impossibles. En consolation, un prototype assez intriguant, à mi-chemin entre une voiture et une moto. Design sympathique, mais je n'échangerais pas pour rien au monde.





Chez Mazda, on nous propose une MX-5 dont la couleur tombe à pic. On dirait presque une voiture officielle pour une compétition de drift. Les stands commencent à vraiment se charger, et c'est avec beaucoup de peine que j'arrive à prendre la MX5 de série et la RX8 avec les portes arrières inversées.






La gamme Ford est ce qu'on pourrait qualifier de classique, avec un Focus nouvelle génération, un break, une Focus RS verte, et son homologue WRC qui croule littéralement sous la foule. Les fans de rallye serait-ils si nombreux ?...





Bon, il est temps d'attaquer un gros morceaux. Le stand Alfa Romeo, avec la très attendue Giulietta. Il y a un monde fou autour des voitures, et comme Nicolas de www.arthomobiles.fr me l'avait dit, la lumière est très loin d'être idéale. Il faudra de toute façon faire avec, alors allons-y. Alfa a sorti un ancien Sprint du Museo Storico, sans doute parce que 2010 marque le centenaire de la marque. A coté, trône une 8C Spider, un peu comme une confrontation entre les générations. Je ne pousserais pas le fanatisme jusqu'à vous dire que les deux modèles sont dans la continuité de la marque, puisqu'il serait difficile de le prouver, tant l'historique est différente en tout point de la 8C. Mais sans doute que les puristes de longue date trouveront d'eux-mêmes l'esprit Alfa.





Ça y est, je tombe sur la Giulietta. Premières impressions, elle est très belle, et me plait vraiment. Là par contre, je peux clairement dire qu'elle prend la digne lignée de la 147, qui achève ainsi sa décennie de service. Impossible d'avoir des vues originales avec la Giulietta, du coup, cà laisse vraisemblablement présager un reportage spécialement dédié à cette voiture. Rien de certain, juste des idées, j'essayerais de vous tenir informer. J'arrive tout de même à faire quelques clichés. Les jantes, sont typiquement des jantes Alfa, avec des bâtons fins et nombreux. La calandre, elle aussi très symbolique, puisqu'elle reprend la forme mythique des Alfa. Très belle avec ces deux ouïes discrètes en dessous, et le léger espace entre les chromes et la carrosserie. L'intérieur est soigné, et du coup, je trouve celui de la 147 vieillissant. On distingue les compteurs en 'fut de canon', repris à de nombreuses reprises sur les modèles Alfa, notamment la 147. La motorisation présentée apparaît sage, mais les moteurs essence développent respectivement 170 et 235 chevaux. Visuellement, l'arrière est très réussi.







Summum du tout, on trouve une version Quadrifolio Verde, qui symbolise un peu la version radicalisée du modèle. Qui sait, peut-être qu'un jour on aura droit à une Giulietta GTA, mais en attendant, je me contenterais de çà. La version QV s'habille d'une paire de jantes un peu différentes, et du célèbre écusson au trèfle vert. Je signe ou ?





Déjà vu chez Alfa, on trouve une 159 Sportwagon, un gros break luxueux. Allez je me mouille en disant que c'est probablement le prochain modèle a être redessiné par Alfa, ce qui semblerait logique, puisque c'est maintenant le seul à avoir une appellation par un chiffre. Des Mi.To étaient présentes aussi, mais je n'en ai aucune photo.




A coté, on retrouve un petit préparateur: Carlson et sa C25. C'est particulier, et je n'aime pas spécialement.




Annoncée partout, la Porsche 918 est très difficile d'accès. Je me rabats donc sur des modèles plus 'petits' avec ces 911 Turbo et 911 GT3-RS, à qui le rouge ne va pas si bien que celà. Tout au coin du stand, un aileron orange m'interpelle. J'arrive à me faufiler, pour aller prendre cette jolie GT3-R Hybrid orange et blanche, qui succombe elle aussi à la mode du mat.






On avait vu des Morgan au rallye historique de Malbuisson, mais elles ne ressemblait pas vraiment à celle-ci:




Le stand Peugeot est très encombré, et les voitures sont entassées les unes sur les autres. En consolation, le conceptcar est présenté de fort jolie manière dans une sorte de bulle. Alors, sortira ou sortira pas ?




Pendant que chez Mini, on tente de prendre de la hauteur comme on peut ...




.. Chez BMW on allonge encore les modèles avec une série 5 qui devient vraiment massive, et une 330d qui se radicalise un peu.






Mercedes, l'autre constructeur allemand, met quant à lui clairement l'accent sur le luxe, comme en témoigne ce concept assez éloigné au final de la gamme actuelle. La qualité des pièces exposées ne trompe pas. C'est sympa comme idée, celà permet de voir le détail d'un disque de frein en carbone et de son étrier. La SLS AMG, avec son ouverture de porte caractéristique, mais beaucoup trop de monde pour une si petite enceinte.







Il y a beaucoup de monde en début d'après-midi et je décide de mettre le 55-250mm et de tenter de faire quelques gros plans.






Bon, ca limite beaucoup dans les prises de vue, je remet le 18-55mm, et je continue. Sur le stand Artega, je décide de tenter ma chance, et de demander à entrer sur le site. Ça ne pose aucun souci, et on me laisse faire. J'ai juste choisi un stand où je ne connais pas les modèles du tout, et où le recul est très limité..





Renault qui semble vouloir faire un effort énorme sur son image écologique, et qui détaille plein de système mécanique.






La gamme en elle-même n'a rien de bien révolutionnaire, avec une Mégane Coupé-Cabriolet, ou une Clio qui prend l'appellation Gordini, très facilement reconnaissable avec ses deux bandes blanches sur fond bleu, comme les R8 Gordini de l'époque. La Mégane RS, qu'on a déjà vu à maintes reprises. A coté de çà, Renault propose deux conceptcar: l'un totalement hors du temps, et qui n'aboutira jamais à rien de sérieux, et l'autre qui ressemble à une Laguna à peine cachée. Un moyen détourné d'annoncer un remaniement de la gamme ?







Un des gros intérêt du stand, c'est la Formule 1. Il y a un peu de place autour et pas beaucoup de monde. J'en profite pour tenter deux trois prises de vue audacieuses.








On change radicalement de monde en entrant dans le monde de Toyota. Voici ce que sera votre moteur dans quelques années. Et à coté, voici comment vous rechargerez peut-être votre réservoir. A la limite, pourquoi pas, si ca marche. Lexus, la filiale américaine de Toyota présente une première mondiale avec une voiture totalement hybride, la CT 200h.





A l'inverse total, ABT radicalise la R8 de Audi, qui devient donc l'Audi GTR.




Touring Superleggera propose un modèle un peu rétro, avec des jantes .. un peu rétro.




Un supercar qui a tout d'une star, la Hispano Suiza. L'extérieur est très profilé avec un capot pointu qui lui donne une identité. L'intérieur rouge vif rend bien, même si au quotidien, je risquerais de m'en lasser.





J'ai fait le tour des stands que je voulais voir, et il y a vraiment beaucoup trop de monde pour continuer. C'est peine perdue, je me dirige dans du coté des accessoiristes, sans grand espoir. Je tombe sur une étagère de pneus, qui me donne une idée créative.




Finalement, je retrouve une Ferrari mise en forme par Novitec Rosso, les mêmes qui ont fait les 3 blanches de ce matin. Celle-ci est rouge, avec trois bandes gris mat.





Une Formule BMW traine sur un des stands.




Dans la série des détails de pièces automobiles, voilà l'échappement d'une voiture à moteur central arrière, tel qu'une Ferrari ou une Lamborghini. C'est assez imposant, et le prix doit être en conséquence. Les plus observateurs auront vu qu'il s'agit d'un échappement Akrapovic, qui est initialement un équipementier pour le monde du 2 roues. Connaissant la qualité des pièces du fabricant autrichien, la diversification a du bon.




Je trouve tout de même deux trois modèles qui valent le coup d'œil, mais qui ne sont pas forcément mis en beauté.





Une petite Golf GTI est là, n'attendant que d'être shootée.




Étonnant, mais un hélicoptère est placé sur un des stands. Pour quelle cause ? C'est pour le don du sang, et c'est une bonne chose.




Un peintre en carrosserie expose une de ses réalisations. Après, on aime ou on aime pas, mais la performance artistique et la technique d'aérographe ne sont pas négligeables.





Pour finir, une Lamborghini LP640 est mise en exposition par le concessionnaire genèvois. Elle est belle, mais je reste quand même sur mon choix de la Superleggera de ce matin.




Il est maintenant 15h30, je commence à avoir les jambes qui fatiguent, et les déplacements sont très compliqués sur le salon du fait du très grand afflux de visiteurs. Je décide donc de quitter le salon et de prendre le chemin du retour. En regardant rapidement les photos sur l'écran de l'appareil, j'ai peur que beaucoup d'entre elles soient ratées, car elles apparaissent vraiment très sombres. La photo de salon, ce n'est pas évident, surtout quand les gens commencent à s'agiter un peu et à ne plus faire attention aux photographes. On m'avait conseillé de prendre un trépied, mais cà implique une logistique plus lourde, pas forcément idéale pour un salon. On verra pour l'an prochain.


Personnellement, j'ai vraiment accroché sur la Giulietta, et je peux presque déjà annoncer un projet de shooting. De toute façon, rendez+vous le 14 mars en concession pour la présentation officielle en France. Du coté des autres marques, j'ai trouvé qu'il y avait moins de modèles de compétition, peut-être pour ne pas donner une image de marque 'sale' par ses activités, chose facilement associable dans l'idée du grand public. En effet, on sent clairement l'impulsion écologique qui fleurit partout, même parmi les plus prestigieux.


D'un point de vue photographique maintenant, la gestion de la lumière est un casse-tête, et les angles de vue sont parfois problématiques, ce qui conduit à avoir une certaine monotonie dans les photos. C'est indépendant de ma bonne volonté dans la grande majorité des cas, mais les exposants ne pensent pas forcément à tout ceci. Les spectateurs qui se précipitent au plus près de la voiture n'aident en rien les angles originaux, et il faut quasiment tout le temps se dépêcher pour prendre la photo pendant que le champ est à peu près libre. Un pass press évite surement bon nombre de ces soucis, mais encore faut-il le mériter, et pouvoir l'obtenir, ce qui ne semble pas chose aisée.


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