Ce dimanche, se tient dans le Jura la Giornata. Le principe de cet événement est de rassembler des voitures exclusivement d'origine italienne. C'est donc très logiquement que je m'y rend. Environ 200 voitures sont attendues. Il est évident que je ne peux pas passer en revue tous les modèles. D'ailleurs, certains me tiennent plus à cœur que d'autres, ce qui explique certains choix.


Première bonne surprise de la journée, avec la présence d'un Alfa Romeo GTV6, ici présent dans sa version Grand Prix, importé de Suisse. En état impressionnant, cette voiture est exceptionnelle. D'ailleurs, son propriétaire également, puisque nous passerons quelques heures à discuter de mécaniques et des glorieuses années du trèfle. Une belle rencontre avec Jean-Paul.





Même marque, même nom, autre période. C'est un GTV 2000 coupé Bertone. J'aime énormément ce modèle, et je regrette que celui-ci ne soit pas dans un état parfait. Ça serait dommage qu'elle soit laisser à l'abandon et finisse en un gros tas de rouille.




On continue avec ces deux Alfa, assez peu courantes. La première, une Duetto cabriolet. Je n'ai jamais été un aficionados des cabriolets, c'est donc très logiquement que je ne m'emballe pas devant celle-ci. La seconde est une Alfasud 1500 Ti. Ce modèle est rare, car toutes ou presque ont très mal vieillies, attaquées par la rouille au bout de seulement quelques mois. D'ailleurs, celle-ci est, semble-t-il préparée pour un usage sportif sur piste.




Vous en avez marre des anciennes ? Très bien. Il est aussi possible d'exposer des italiennes modernes, à condition qu'elles soient un peu prestigieuses. Il va sans dire qu'un Fiat Doblo n'aurait rien à faire ici. Bon, ici, c'est un sujet sensible. En effet, cette 147 GTA me fait de l'oeil depuis un moment, et je résiste à la pression avec brio jusqu'à maintenant. Arlay en accueillait deux ce dimanche. Une rouge, teinte classique mais toujours diaboliquement efficace, et une autre dans un joli blanc perlé, qui rend la voiture très sobre. Ce modèle est équipé d'un V6 de 3,2 L qui développe 250cv. Le pied !





Vous allez dire que je ne shoote que les Alfa. A vrai dire, ce n'est pas totalement faux, mais il faut avouer à ma décharge que cette marque est représentée en nombre. L'effet du centenaire de la marque, surement. En tout cas, cette Giulia Sprint GT Veloce est très séduisante. En plus, elle se gare comme je le souhaitais. M'inspirant un peu des clichés de Nico de Arthomobiles, mon « mentor photographique », je place l'appareil très bas, posé sur le gazon. L'effet me plait beaucoup.




Au détour d'une allée, je tombe nez à nez avec une Lancia Delta Intégrale, dissimulée à l'ombre sur une petite bosse. Même pas besoin de se coucher par terre, l'occasion est rêvée, je remet le couvert.




La voiture de luxe italienne rime pour beaucoup avec Ferrari. Même si je ne partage pas pleinement ce point de vue, cela tombe bien, puisqu'il y a plusieurs de ces modèles. Cette 328 GTB par exemple, qui est, à mes yeux, un des symboles de ce qu'était Ferrari il y a quelques années.




Non loin de là, se tient une des perles de la journée. C'est en effet, une Lamborghini Miura. L'impression n'est pas la même que lorsque j'ai vu ce modèle pour la première fois, mais on ne peut pas rester insensible à cette voiture, quoi qu'il en soit. Le orange est vraiment époustouflant, et lui sied à merveille. Par contre, il faut bien reconnaître que la disposition des stands vraiment accolés à la voiture ne facilite pas du tout la manœuvre. Il faut faire avec, de toute façon...





Je fonce derrière le château, au cas où une merveille se soit mise à l'écart de la foule. Seule une Lancia Beta stationne dans l'herbe. Le coin me plait, et la couleur du ciel est très sympa.




Sur le retour, je passe de nouveau devant une cour intérieure du château. Celle-ci était prise d'assaut par la foule, prête à lécher les pare-brise pour voir les Ferrari le plus prêt possible. Maintenant, le champ est libre, et j'en profite. Au programme, de gauche à droite, une Daytona, une autre 328 GTB, la 365 GTC4 grise et une 328 GTS. J'aime assez cette photo, peut être parce qu'on ne voit pas de spectateur du tout sur les clichés, et qu'on pourrait croire à un shooting privé.




Dans le genre moderne, il y a la Ferrari F430 Spider. Jaune vif, on ne peut pas dire que ca soit discret, mais au final, est-ce le but recherché ? C'est une véritable lutte pour avoir des photos à peu près dégagées de cette auto, qui semble être un véritable aimant à spectateurs.




D'autres véhicules arrivent pour se mettre en place dans la partie basse du parc devant le château.




J'aperçois un GTV6 que j'ai déjà vu à de maintes reprises. Christian, son propriétaire n'est pas bien loin, et nous discutons un moment. Je prend ensuite un peu de recul pour faire des photos de sa voiture, avec le téléobjectif, en jonglant avec le public.




On retrouve d'autres Alfa qui sont arrivées dans l'après-midi.




Et d'autres continuent d'arriver. Le chemin sous les arbres est un calvaire. Le soleil perce en quelques endroits et il faut composer avec d'énormes reflets. Un 916 Spider se présente, entre autres.




Pendant ce temps, une Ferrari 550 Maranello a failli échapper à ma vigilance. Heureusement, un coup d'accélérateur réveille mes radars et j'ai le temps de me retourner. Ouf!




A l'entrée du domaine d'Arlay, il y a un parking réservé aux voitures de prestige autres que les italiennes. Une Venturi 260 Atlantique vaut le coup d'œil.




Les motos étaient aussi à l'honneur, avec comme seul intérêt, en ce qui me concerne, le nombre conséquent de Ducati modernes. Je ne suis pas du tout fan des motos anciennes. La surpopulation de motos rend les photos difficiles voire impossibles. Juste cette vue sympathique des roues arrières des italiennes.




Juste avant de rentrer, une petite Fiat se tient seule sous un arbre. Comme un portier qui me saluerait au départ, souhaitant me revoir l'an prochain. Allez, hop, direction la maison.




Finalement, cette Giornata est un franc succès. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, mais le nombre d'Alfa est vraiment intéressant. D'autre part, la possibilité de discuter avec les propriétaires et partager leur passion rend l'évènement encore plus intéressant.


Photographiquement, je suis assez satisfait de ma journée, même s' il reste encore des points à améliorer. On se retrouve pour un évènement d'un nouveau genre, d'ici peu.


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