Tous les ans, le circuit de Dijon-Prenois accueille le Grand-Prix de l'Age d'Or. Je ne sais pas du tout à quoi m'attendre, puisque je n'ai pas réussi à trouver la liste des engagés sur internet. Renseignements pris auprès de certains connaisseurs, il semblerait qu'il n'y a rien de sensationnel à espérer. Tant pis, je suis décidé pour y aller. Et de toute manière, on n'est jamais à l'abri d'une surprise.


La météo est morose, et la pluie menaçante tout le long du trajet se met à tomber au moment même où je rentre dans l'enceinte du circuit. Heureusement, j'ai tout prévu. Les paddocks sont encore très calmes, il est tôt. Quelques voitures se mettent en pré-grille au loin. Là, c'est un véritable choc. J'aperçois une silhouette qui ne me laisse pas indifférente. Après quelques secondes d'arrêt pour vérifier que je ne rêve pas, je me précipite à toute vitesse vers cette voiture. Et quelle voiture, puisqu'il s'agit d'une Ferrari 330 GTO.




Arrivé en premier, j'en profite pour faire des clichés sans personne autour. C'est assez rare pour savourer le moment. En effet, à l'instar de la 250 GTO rencontrée sur le Tour Auto, ces voitures mythiques sont de véritables aimants à foule.




Très rapidement, les voitures entrent en piste. Je m'empresse donc d'aller prendre place sur les désormais familières butes le long de la piste. On y retrouve donc logiquement la 330 GTO, très exclusive, puisqu'il n'y en a eu que deux construites. Une pièce quasi unique. Une Alfa Roméo Giulia SZ s'offre d'entrée de jeu un tête à queue sur la piste détrempée de Dijon.





Il y a également une forte population de voitures anglaises dans ce plateau, avec par exemple cette Lotus Elite à la bagarre avec la MGA Twincam. Encore un filé avec deux voitures sur le même cliché. La Austin Healey ou une autre Lotus Elite n'amusent pas la galerie non plus.




Il paraît qu'une Ferrari n'est jamais seule. Aujourd'hui cet adage sera vérifié de la plus belle des manières. Une Ferrari 250 Tour de France. Ce n'est pas une voiture courante du tout, et elle présente vraiment bien. C'est encore moins fréquent de la croiser accompagnée d'une Ferrari 250 GT SWB. Ce si fameux châssis court très fortement représenté sur le Tour Auto cette année.





On change de plateau, avec ce groupe dédié aux Historic Formula Ford. Cette catégorie regroupe des formules historiques, un petit peu comme l'ancêtre des F1. On se met directement dans l'ambiance avec une grosse bagarre, avec notamment cette jolie Lola T540 de 1978 aux couleurs rappelant la déco Gulf. Une Royale RP24 de 1976 donne son maximum pour suivre le rythme.




Une autre catégorie, nommée HGPCA pré 1961. Un nom bien barbare pour désigner des anciennes stars des courses sur circuit avant 1961. On y retrouve, entre autre cette Cooper-Alta vert foncé, à la poursuite d'une Alfa Roméo P3 de 1934, naturellement rouge. La plus impressionnante de ces voitures est sans aucun doute la Lotus 16 de Philip Walker.




Il pleut pas mal, et je fais juste deux ou trois filés, avant de protéger l'appareil photo sous ma veste. Le hasard fait bien les choses, puisque j'ai réussi celui de l'Alfa. L'autre est une Cooper Bristol de 1952.




Le RCA Woodcote Trophy, qui correspond au plateau n°5 s'élance. Une Aston Martin DB3S semble un peu trop optimiste, et se retrouve dans un travers sans issue. Heureusement, la voiture s'immobilise avant de heurter le rail. Dans le genre atypique et peu courant, une Ferrari 750 Monza chassant une Aston Martin DB3 sous une pluie battante, c'est assez rare.




Le pilote de la DB3S ne semble pas être calmé, puisqu'il continue à prendre la quasi intégralité du circuit en travers. De la folie vous dites ? Sans doute. Décidément, c'est au tour de cette Maserati 300S de sortir de la piste. Il faut lever le pied messieurs.




Le temps est exécrable, et je décide d'aller faire un tour du coté des clubs. En effet, ce weekend est l'occasion pour de nombreux clubs, locaux ou pas, d'exposer des voitures anciennes dans l'enceinte du circuit. Il y a peut être deux ou trois bonnes surprises qui risqueraient de s'échapper devant la météo quelque peu humide. Il aurait par exemple été extrêmement dommage de louper cette Alfa Roméo GTV Bertone. Rien de bien sensationnel, à mon sens, du coté des clubs, à part cet alignement de Golf GTI, ou les cinq Nissan GT-R, très mal disposées dans un coin d'herbe.




C'est l'heure de la pause de midi, avec les habituelles animations pour occuper le public. Aujourd'hui, c'est une parade de Sidecar. Une chose est certaine, pour rien au monde je ne voudrais être à la place du singe. Encore que, il y en a un qui semble beaucoup s'amuser à ce poste, comme en témoigne sa posture.




Des baptêmes de piste sont aussi organisés. Au programme, une AC Cobra et une Audi R8. Les deux sont très différentes, mais la livrée bleue de l'Audi en font une arme redoutablement séduisante.




Le ciel s'éclaircit un peu, et le départ est à nouveau donné, pour les HGPCA pré 66. Le même principe que précédemment, mais avec d'autres modèles. Les anglaises sont bien représentées avec cette Lotus 32 ou encore la Brabham BT11A. Une autre Lotus, la 24 cette fois-ci. On remarquera le petit détail intéressant qui fait que l'attribution des numéros correspond au numéro correspondant à la voiture.





Cette photo serait sans doute considérée comme loupée par beaucoup, mais je l'aime bien. C'était le but recherché à la base, pour varier les vues, et expérimenter un peu en sortant des sentiers battus. Vos avis ?




Continuons avec une Lola MK4 et une Cooper-Maserati T51 de 1958.




La catégorie quitte la piste, pour laisser la place à une catégorie que j'attends avec beaucoup d'impatience, à savoir les NKHTGT, puisqu'elle abrite bon nombre de modèles que j'apprécie plus.




Çelà commence fort avec une Austin Healey 3000 MK1 qui semble être virile à piloter, comme en témoigne le fort roulis qui va même jusqu'à mettre l'auto sur 3 roues seulement. Une imposante Corvette Gran Sport 63 est également présente, aux prises avec une BMW 1800 Ti.





Le plateau est fourni, et il n'est pas forcément évident de sélectionner un modèle quand la meute arrive à pleine vitesse.




Les deux reines de cette catégorie sont sans aucun doute les deux Ford GT40 de 1965. On connait bien ce modèle, remis au devant de la scène par sa version moderne qu'est la Fort GT. Toujours est-il qu'elles sont très efficaces, mais aussi très racées.




J'ai retrouvé Nicolas de Luxury-cars, et ensemble nous nous dirigeons dans la parabolique. C'est la première fois que je peux traverser cette passerelle, et je me laisse donc guider. D'ici, nous avons une vue imprenable sur ce qu'il se passe dans la cuvette.




En continuant un peu, il y a un point en hauteur qui permet de faire des filés différents des filés habituels. J'en profite pour exploiter le spot. Je suis assez satisfait du rendu de ces filés, et j'espère pouvoir accéder à ce point plus souvent.





Manifestement, cette Morris Cooper rencontre quelques problèmes mécaniques. Rien de grave, espèrons.




Une Austin Healey pilotée par un hollandais part en tête à queue dans la grande descente de la cuvette. C'est sans conséquence, et ca semble rendre ce supporter euphorique. Ou bien est-ce en vue de la coupe du monde de football ?




On retrouve également une française, et pas des moindres, avec cette Alpine A110 pilotée par Jean-Christophe Marty. Fidèle à elle-même, je dirais.




Dernier tour, l'occasion de profiter une dernière fois des GT40 avant qu'elles ne rentrent s'enfermer dans les paddocks.




Une des motivations principales de venir à cette journée était l'espoir de voir beaucoup d'Alfa Roméo, puisque cette année 2010 correspond au centenaire de la marque. Ça sera chose faite avec le plateau U2TC. En plus, le soleil pointe le bout de son nez, et je peux changer de point de vue par rapport à ce que j'ai l'habitude de faire. Que demander de plus ?




La Ford Cortina Lotus de Gibson aura bien besoin d'un bon coup de scotch, après un accrochage dès le premier tour. C'est dommage, il était venu me voir de lui même autour du circuit, en demandant s'il est possible d'avoir des photos de lui, après course. Ça sera pour une autre fois, puisqu'il n'a pas repris la piste.




Les Alfa Roméo, en nombre sur ce plateau, font face à des Ford Cortina très affutées. Deux marques, deux écoles. Cette Alfa Roméo Giulia Sprint GTA est très à l'aise.





Je quitte Nicolas pour retourner du coté de Gorgeolles.




Je me décale sur le virage de la Combe, ce qui me permet d'avoir un point de vue variant sur le passage à la corde. On se rend bien compte de la difficulté de cette courbe très franche, avec un gros appui de freinage.




D'ailleurs, certains l'appuient un peu trop, ce freinage.





Il y a des pilotes qui ont des trajectoires plutôt propres, assez académiques ..




… alors que d'autres sont plus extravagants.





Plus sur ma droite, se trouve la plongée dans le virage des Combes. Vu de l'arrière, c'est très sympa, mais j'aimerais bien voir ce que ca donne depuis l'autre coté. Malheureusement, cette partie est interdite au public, et il faudra être patient pour voir çà.




C'est déjà le dernier tour, il est donc temps de dire au revoir à toutes ces Alfa.





Il commence à se faire tard, et il « pleuvote » à nouveau. Un dernier tour des paddock, par acquis de conscience. Je ne m'attendais vraiment pas à pouvoir rentrer dans un des box dont l'accès est, en principe, règlementé. Je m'attendais encore moins à ce que ce soit celui de la 330 GTO. Je n'ai pas osé pousser le culot jusqu'à demander à ce que l'on ferme le coffre et qu'on retire cet enrouleur fort disgracieux, bien que assorti à l'auto.




Sur le parking VIP, se trouve deux ou trois pièces rares. Par exemple, cette Maserati Merak. Ou encore une Lamborghini Countach. C'est relativement rare de voir une Lamborghini en dehors des évènements organisés, mais une Countach en prime, c'est mieux.




A l'extérieur, sur le parking, pas loin de l'emplacement ou je suis garé, se trouve une Renault 5 Turbo 2. J'aime bien ce modèle, même s' il n'a rien de comparable à une Lamborghini ou quelque chose du genre. En parlant de Lamborghini, voilà la Countach qui s'en va, ce qui signera la fin de la journée.





Finalement, cette journée qui était indécise s'est avérée être un excellent choix, avec quelques modèles exceptionnels et très rares, et d'autres que l'on croise plus souvent sur les circuits... J'ai également pu découvrir une nouvelle partie du circuit puisque la passerelle de la parabolique était ouverte.


D'un point de vue photographique, j'ai quelques clichés qui me plaisent beaucoup, et je vais essayer pour mes prochains shootings de m'appliquer à obtenir, de nouveau, ces rendus.


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