On m'a informé qu'un rallye historique passait à proximité de Besançon. Renseignements pris, il s'agit du RAID Suisse-Paris, un rallye touristique réservé aux anciennes voitures de prestige, avec un standing assez plaisant. La liste des engagés est séduisante, et les concurrents font escale aux salines royales d'Arc et Senans. L'occasion est trop belle pour ne pas la saisir, d'autant plus qu'au niveau planning, c'est encore les vacances.


En arrivant sur place, je retrouve Nicolas de Luxury-Cars, qui papote avec un couple de passionnés. Je ne savais pas qui je trouverais sur place, et c'est toujours sympa de rencontrer des gens que l'on connait plus ou moins par l'intermédiaire des forums.


Quelques minutes plus tard, j'aperçois Nicolas, webmaster du site Arthomobiles. On s'est déjà vu la veille en allant à Porrentruy, et il hésitait toujours quant à sa venue aujourd'hui. Bonne surprise donc. Ensemble, nous longeons les salines, pour voir ce qu'il se passe sur la porte arrière. Deux allemandes échangent leurs place dans la remorque couverte. On troque l'ancienne Porsche contre une toute récente GT3.




Après une brève et facile négociation avec le gérant du site, nous pouvons pénétrer dans l'enceinte du bâtiment, ce qui permettra de bénéficier du cadre somptueux. Déjà les premiers concurrents arrivent. Une Bentley Le Mans de 1938 arrive en avance sur son planning. J'aime assez quand les pilotes sont équipés de costume d'époque, comme ici les casques en cuir et les lunettes.




La voiture la plus ancienne du plateau arrive à son tour: une Sunbeam 20/60 de 1925, C'est particulier, et ça n'a pas grand chose à voir avec les supercars actuelles.




Les concurrents se garent devant un mur en pierre, et il y a peu de monde autour des véhicules. L'ambiance est très sympa.




Une Bentley 4 ¼ arrive à son tour par la porte à l'arrière des salines, suivie par la Bugatti 57C Ventoux. Le schéma de couleur est très classe, et le modèle relativement rare. La petite MG TD de 1952 fait un arrêt pour me laisser le temps de prendre la photo. C'est toujours gentil ce genre de petite attention pour les photographes.




L'imposante Jaguar XK 120 OTS entre au pas dans l'enceinte du site. Tout de suite derrière, une autre Jaguar, la C-Type pointe le bout de son nez, dans un bruit assez atypique.




Un petit tour sur le parking improvisé dans l'allée. Je ne résiste pas à l'envie d'immortaliser les deux allemandes côte à côte. Confrontation germanique au sommet entre une Mercedes 300 SL et une BMW 328 Wendler Sportcabriolet ?




Un nouveau duo d'allemandes avec l'arrivée discrète de la BMW 503 Cabriolet. Je ne connais pas ce modèle, mais il semblerait qu'il soit très rare. La Mercedes 190 SL la suit au pas.




Une Jaguar Type-E cabriolet dans un rouge inhabituel, et une autre Jaguar XK 150 Roadster. Monsieur, cigare aux lèvres, pilotant son bolide sans les mains.




Deux grosses américaines font leur apparition: une Chevrolet Corvette et une Impala. Il faut aimer, c'est particulier.. Puis la Jenson Interceptor III et la Rolls-Royce Silver Wraith de 1958.





On arrive dans des périodes et modèles que j'aime mieux. On commence gentiment par deux Ferrari. La première, une Dino 246 GT. Le son du moteur, bien que modéré, trahit bien ses origines. La deuxième, une Ferrari 308 GTS avec à son bord un équipage exclusivement féminin.




Je décide de longer l'allée pour changer un peu d'emplacement. Visiblement, la Mercedes 300 SL est sur le départ.




A l'ombre, je retrouve la Dino, capot moteur ouvert. Aurait-elle des problèmes de surchauffe par ces températures caniculaires ? Comme souvent quand il y a des Ferrari, le jeu consiste à savoir où est Nicolas. Allez un petit effort, il n'est jamais loin.





La Bentley Le Mans 1938 reprend à son tour la route de Dijon, où se tient l'arrivée de l'étape du jour.




L'architecture remarquable du site permet de faire des beaux clichés. Je décide donc de me focaliser un peu moins sur les voitures, et de m'appliquer à travailler un peu plus la composition. C'est une approche différente. Cette Porsche 911 Speedster esseulée en est l'occasion rêvée.




Oh, une française. Bon, allez, je fais un effort .. Citroen Traction 11 B Normale.




Une autre grosse américaine, la Corvette 1964.




J'aperçois une calandre familière qui passe le porche d'entrée. Je me dépêche d'aller sur l'allée pour la voir arriver. Bien m'en a pris, puisque cette Alfa Roméo 2600 Spider ne s'arrête pas, pour rattraper le retard pris plus tôt sur le parcours.




C'est confirmé, la Ferrari Dino a un problème mécanique. La chaleur maltraite ces mécaniques anciennes, et il faut faire attention à la surchauffe. Le mécanicien dépêché par l'organisation n'est donc pas un luxe.




Un petit alignement sympathique, tandis que la Ford Mustang Convertible ressort de l'enceinte pour prendre la route.




Enfin, une autre Alfa Roméo arrive. Je sais qu'il y en a puisque j'ai vu le plateau, mais elles n'arriveront que tardivement. Ce Spider Veloce Duetto de 1968 est donc la première Alfa qui s'arrêtera sur les salines, la première étant passée sans hélas faire le crochet.




Le flot de nouveaux arrivants est assez soutenu, et je ne peux pas aller voir l'Alfa de suite. Mais ce n'est pas grave, quand on voit ce qui défile: Porsche 911 S, Ferrari 275 GTB 2 et Aston Martin DB6. En d'autres termes, du lourd.




Il y a maintenant beaucoup de spectateurs dans les salines, et il faut composer avec, au moment où l'Alfa Roméo Montréal arrive. Pas évident, d'autant plus que le placement de l'auto ne me facilite pas vraiment la tâche.





La Ferrari GTB prise d'assaut à son arrivée est désormais seule. Enfin, pas tout à fait, puisque la petite Porsche 356 s'affiche fièrement à côté. Autant en profiter.




Je croise Nicolas, à nouveau, qui me dit qu'une Monteverdi 375L High Speed vient d'arriver, et que je n'aurais pas d'excuse de louper ce modèle rarissime. Je m'exécute aussitôt. Toutefois, je n'accroche pas particulièrement au dessin, bien qu'il ne me laisse pas indifférent.




Retour sur l'arrière des salines, avec l'arrivée de la De Lorean. Sa carrosserie brossée et ses portes papillon lui confèrent un style très particulier. C'est un modèle qui est bien connu des cinéphiles, puisque c'est celui qui a été utilisé dans la saga 'Retour vers le Futur', bien que celle du film ait été largement modifiée.




Une Maserati Ghibli jaune. C'est imposant comme voiture. Je vous en avais déjà parlé lorsque j'ai rencontré celle à St-Claude, c'est une voiture qui est considérée par certains comme une concurrente de la Lamborghini Miura ou de la Ferrari Daytona. Sauf qu'elle n'aura jamais eu les éloges du public.




La Saab Sonett III. Je ne découvre pas non plus ce modèle, bien qu'il ne soit pas fréquent de le croiser. Sous ses faux airs de musclecar européanisé, on trouve en réalité une motorisation Ford, qui ne développe que 65 chevaux. Surprenant, non?




En attendant que les Alfa arrivent, je refais un tour. Cette Dodge Challenger R/T orange n'est autre qu'une Hemi 426, c'est à dire une des versions les plus exclusives du modèle, développant 425cv, C'est sur, ça change de la Saab.




Enfin, en voilà une! L'Alfa Romeo GTV de 1973 arrive, et je cours à toute allure pour la prendre en photo isolée du reste du plateau. Le propriétaire me voit me précipiter, et immobilise le GTV le temps que je prenne la photo. Merci beaucoup ! La couleur n'est pas des plus courante pour une Alfa, mais ça me plait.




Dans ma course, j'ai aperçu une Maserati 4700 Indy America qui prend le temps de se rafraichir à l'ombre du bâtiment. Sa ligne très élancée ne traduit pas l'embonpoint et la taille non négligeable de cette voiture.




J'ai vu au loin une silhouette qui m'attire irrésistiblement. Mais avant toute chose, je m'occupe de cette BMW 633 CSI. Un mélange de luxe et de sportivité à l'allemande, avec un cadre libre de spectateurs. Que demander de plus ?




Et bien je demanderais ça: une Alfa Roméo 6C 2500 SS Corsa. Je suis d'abord surpris de trouver ce modèle ici. Je suis tellement captivé, que je loupe le départ de la Montreal qu'on peut apercevoir sur une des photos. Puis en discutant un peu avec le propriétaire, mes doutes sont confirmés, il s'agit d'une réplique reconstruite à l'identique. En effet, toutes les 6C Spider étant de nos jours disparues.





Il commence à se faire tard, et les concurrents redémarrent les mécaniques après une collation bien méritée. C'est l'heure pour eux de rallier l'hôtel dijonnais.




D'autres, profitent pleinement des derniers instants. Mais, pendant que Monsieur papote avec Mademoiselle, la DMC De Lorean décide de faire des siennes, et une fumée blanche sort du compartiment moteur. Il s'agit du liquide de refroidissement qui se répend allégrement en dehors de son vase d'expansion. Coup dur pour l'équipage qui sera surement contraint de laisser l'auto sur place. Ce n'est pas ce soir qu'ils y retourneront, dans le futur.




C'est moins grave pour madame, qui rentrera de toute façon en Porsche 356 Roadster T5.




La Jaguar E-Type S3 attend aussi le retour de son équipage, bien à l'ombre dans la pelouse.




La deuxième De Lorean, encore en état de marche, est garée devant les colonnes. Un mini-shooting improvisé s'organise alors, en jouant avec l'Aston Martin DB6 qui n'a toujours pas trouver preneur.






Allez, il faut prendre la décision de rentrer à la maison ce coup-ci. Mais pas sans faire un dernier tour, juste au cas ou. Une jolie Jaguar E-Type V12, et une Alfa Roméo 2000 Spider, là aussi exclusivement féminin. Bonne pioche.




En discutant 5 minutes avec Luxury, en sortant des salines, l'idée me vient d'exploiter ce mur en brique. Je fais juste deux ou trois filés, puisque le nombre de véhicules restants dans les salines est réduit.




Pour un premier contact avec le Raid Suisse-Paris, c'est un succès. De beaux exemplaires de modèles pas forcément courants. Le cadre est somptueux, et il faudrait que j'envisage de multiplier les évènements de ce genre dans des cadres historiques aussi jolis. Un grand merci aux salines de nous avoir laisser pénétrer dans leurs murs, et à l'année prochaine.


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