J'en ai parlé dans la mise a jour précédente, un événement non prévu a la base s'est immiscé dans le programme. Et pas des moindres, puisqu'il s'agit du célébrissime Tour Auto Lissac 2010. Tout les ans, cet évènement rassemble des dizaines de véhicules anciens tous plus mythiques les uns que les autres, pour traverser la France, en variant les itinéraires. Cette année, le Tour passe dans la région de Lons-le-Saunier, en faisant un passage sur le circuit de Bresse, avant de reprendre la route des Alpes.


Jeudi 22 Avril, c'est le jour choisi par le Tour Auto pour son passage dans l'Est de la France. Ayant cours jusqu'à 10h, je prend rapidement la direction de Lons-le-Saunier. Après un trajet fortement ralenti par les poids lourds, je téléphone a Nicolas pour savoir ce qu'il en est sur le circuit. Apparemment, l'organisation a du retard et rien n'est encore commencer. Cap sur Bresse. Il y a étonnamment beaucoup de monde, et çà ne sera pas aisé de trouver une place pour prendre des photos.


A peine le temps de repérer les lieux qu'un plateau est lâché. Au milieu de la meute, je repère rapidement quelques Alfa Romeo, comme cette petite petite 1300 GT Giulia de 1968, ou cette 1600 GTA de 1965, pour le moins similaire.






Une deuxième 1600 GTA noire et verte est présente, et visiblement bien décidé a ne pas se laisser faire.






Une Ford Cortina Lotus roule dans la même catégorie. Elle est bien moins véloce, et je la trouve tellement moins belle. Mais je ne suis pas tout a fait impartial quand il s'agit de tenir la comparaison avec Alfa Romeo, vous l'aurez compris.




Par contre, je ne peut pas nier le fait que la Ferrari 250 GT Berlinetta 1960 bleu clair est très jolie, mais également très efficace. C'est d'ailleurs une des seules 250 Châssis Court a être engagé en épreuve de performance, et c'est tout a son honneur quand on connait le prix de l'engin.




Décidément, les Alfa sont a la fête, et n'hésite pas a sortir des passages en courbe relativement osé, mais qui semble parfaitement maitrisés.





C'est déjà la fin de la session, et la Ferrari 250 GT Berlinetta entame son dernier tour. Je baisse instantanément les vitesses, et fait un seul filé. Un seul, et coup de chance, il est a peu près propre.




Je m'empresse d'aller dans les paddocks, ou se pavanent des dizaines de voiture. C'est vraiment très fréquenté par le public, et il est quasiment impossible d'avoir un plan sans une dizaine de personne dedans. Les voitures ouvreuses sont là, prête a repartir. On y retrouve notamment deux Ferrari Enzo. Même si la supercar commence a dater un peu, elle est toujours très prisée du public.





Dans un autre style, on y trouve une AC Cobra qui souffle ses 40e bougies cette année. J'ai assez de mal a me laisser séduire, mais cette voiture est mythique, rien que par son nom.




Juste a coté, un peu laissées a l'écart, sont garées de manière millimétrique un groupe de Ferrari. Des récentes, des anciennes, des rouges ou des jaunes, il y en a pour tout les gouts. A peine plus loin, une F430 noire avec la bande jaune attire mon attention par son aspect couvert de poussière.




Je retourne aux abords du circuit, quand j'entends derrière moi un moteur rauque, typique. Il s'agit là de la 250 GTO qui vient d'arriver. C'est un véritable événement, qui a lui tout seul aurait suffit a largement rentabiliser la journée. On parle ici d'une voiture extrêmement rare, et qui vaut la bagatelle de 16 Millions d'euros. Très rapidement, c'est un attroupement autour de l'auto.






Son propriétaire, nommé Irvine Laidlaw, est un richissime britannique passionné d'automobiles et toujours prêt a faire ronronner cette sublime machine.




Un peu plus loin, sur une remorque, arrive une remarquable Alfa Romeo Giulia TZ. C'est un modèle assez peu connu, puisque relativement rare.




Je me dépêche d'aller sur les paddocks pendant que la foule est occupée ailleurs. On y retrouve une sublime De Tomaso Pantera, qui semble vraiment taillée pour la piste.




Juste a coté, une Porsche 906, figure emblématique des circuits dans les années 60. Une autre, quasi identique arrive, toute portière ouverte pour dissiper un peu de chaleur. C'est très particulier, mais j'aime assez ce style.




Sont aussi présent la Ferrari 308 Michelotto et la BMW 3.0 CSL de 1974, avec ses impressionnant ailerons.




Comme vous pouvez le constater, il y'a beaucoup de voitures, beaucoup de monde, et peu d'espace, ce qui ne rend pas la manœuvre très aisée.




La 250 GTO est de retour, et je ne loupe pas une occasion de la photographier. La portière passager est ouverte, j'en profite pour prendre une photo de cet intérieur, certes rudimentaire mais on ne peut plus magique. L'impression qui s'en dégage est vraiment particulier.




Une session vient de démarrer, je me dirige vers la piste. Juste le temps de capturer une des nombreuses Nissan GT-R présente sur le circuit. On peut aussi distinguer au fond le nombre vraiment impressionnant de spectateur.




Ça tombe bien, les voitures en piste sont celle que je viens de prendre sur le paddock, ca fera de la continuité. Alors la Porsche 906, et la Ferrari 308 Michelotto, mais aussi une Renault Alpine A110, dans une configuration un peu particulière. La Pantera est également là, dans un bruit très rauque, vraiment sympa.





Soudain, surgit la Ligier JS2. Là, en terme de bruit, on atteint des sommets. C'est vraiment très très bruyant, et assez aiguë. Les relances sont bestiales, et le pilote ne donne pas dans la demi mesure. Un régal. Une autre JS2 est présente, mais beaucoup plus discrète.





Une autre Renault Berlinette ainsi qu'une Corvette de 1969 sont là. C'est très diffèrent, en terme de sonorité, mais tout aussi agréable a regarder.




Les différences de niveau de pilotage se fait ressentir, et on assiste a beaucoup de dépassements, ou de voitures roulant en paquet. On y retrouve pas mal de Pantera De Tomaso aussi, qui sont toutes un petit peu différente l'une de l'autre.





Il est temps de faire quelques filés. Comme d'habitude, on baisse les vitesses d'obturation, on se cale bien, et c'est parti. Ils sont plus ou moins bien réussi.





Une surprenante Citroen SM est également de la partie.




La bagarre fait toujours rage sur ce circuit de la Bresse, avec des Porsche ou des Berlinettes. D'ailleurs, celle-ci, rouge, est pilotée par un personnage très connu des amateurs de sport automobile, puisqu'il s'agit de Jean Ragnotti. Oui oui, Jeannot.





Il est bientôt 13h, et je prend la décision de retourner a la voiture pour rallier au plus vite le château de Rosay. Le long de la route son garés plein de voiture, dont certaines qui attirent plus mon attention que d'autres. La première, une Venturi 400 Trophy. C'est un des fleurons de l'automobile française, et de loin, on jurerait une F40. Allez, avouez qu'elle est sympa.




Après, vient un petit délire perso, avec Max, qui m'accompagnait ce jour. Il est en effet complètement fan de ce monstre qu'est la Nissan Micra. Je lui ai promis que cette photo serait sur le site, et comme je n'ai qu'une parole …




Trêve de plaisanterie, retour a des voitures un peu plus particulière et exceptionnelle. Et c'est avec beaucoup de plaisir que je retrouve le GTV6 de Reugney, dont le propriétaire m'avait contacté. Toujours aussi belles ces Alfa, et à se propos, il est très probable qu'il y'a une nouvelle venue semblable a la maison d'ici peu de temps. Comme on dit outre manche … stay tuned!




Après une quinzaine de kilomètres avec une Porsche dans le rétroviseur, nous arrivons au château de Rosay. Le cadre semble sympa, mais c'est un petit peu étriqué. On verra ce que ca donne, mais une chose est sur, les murs en pierres anciennes donne un cachet sympa aux photos.




Dans la cour la plus haute du château, on trouve une Ferrari, mais moderne cette fois-ci, puisqu'il s'agit d'une Ferrari California. Elle était idéalement placée, avant qu'un fourgon de presse ne vienne se garer à coté, m'empêchant de prendre mon temps pour cadrer la photo que je voulais. Tant pis, on ne peut pas gagner a tout les coups.




J'entends un moteur au son caractéristique arriver au loin. C'est typiquement un son d'Alfa Romeo, et je m'empresse de me mettre en position. Bingo, il s'agit là d'une superbe Alfa TZ qu'on croirait a peine sortie de l'atelier peinture à Arese. Une merveille, et c'est également une première pour moi.




Puisqu'on en parle, sur le parking en contre-bas se trouve une magnifique Alfa Romeo GTAm, animé par le désormais mythique moteur 1750. Celle-ci est légèrement préparée porte les stigmates d'un long périple, et fait vraiment très imposante. Si ce n'était pas hors de prix, je céderais volontiers aux charmes de cette petite italienne.




Comme une bonne surprise n'arrive jamais seule, voilà qu'une deuxième 1750 GTAm pointe le bout de sa calandre. Quelle ligne .. sincèrement, c'est presque mon coup de cœur de ce Tour Auto, même si on a pu voir des modèles très rare.




Pour changer un peu, cette Chevrolet Corvette de 1972, étrangement décorée aux couleurs de Luc Alphand Historique. J'aime généralement bien le style des américaines, mais là, j'avoue ne rien lui trouver de bien particulier. La bestiale Ligier JS2 arrive a fond de train sur les petites routes en lacets. La faune locale a visiblement rencontré la lame avant de ce bolide avant nous, comme en témoigne ces photos.




Un peu de fanatisme ne fait pas de mal, alors je vous ressert un peu d'Alfa Romeo avec la troisième 1750 GTAm engagée sur ce Tour Auto 2010. Depuis, mon avis n'a pas changé, mais je vous épargnerait ce supplice une 3e fois. Je regrette juste le photographe qui était très mal placé, m'empêchant de faire une photo libre de tout obstacle. Tant pis.




De nouveaux arrivants viennent prendre leur repas au château de Rosay. C'est le cas de cette Porsche déjà rencontrée plus tôt. Le petit détail amusant sur cette photographie reste surement l'écusson de la casquette du pilote qui dépasse par le toit.




Rapidement la Ferrari 308 Michelotto se présente aussi. Une voiture clairement faite pour le circuit, mais tout a fait a l'aise sur la route. Les Pantera De Tomaso arrivent également, dans un vacarme d'enfer. Une petite Alfa Romeo fait parti du convoi, même si celle-ci est conduite par un journaliste ou photographe, comme en témoigne le macaron presse.





Une petite Porsche 914 et une très chic Ferrari 275 GTB4 de 1967 viennent se restaurer également, sur un rythme de sénateur.




Dans le genre surprenant, la tenue de l'équipage Willis / Willis, aux commandes de la MG A 1956, vaut le coup d'œil.




Pendant ce temps, le ballet des voitures s'intensifie, avec notamment une Renault A310, identique a celles qu'on a déjà vu a Reugney il y a 10 jours. Une autre Corvette et une Ferrari 599. Pendant ce temps, la Porsche vérifie les niveaux et fait le plein avant de reprendre la route jusqu'à Megève.





Trois silhouettes, deux rouges et une jaune, se profilent a l'horizon. C'est la 250 GTO accompagnée de deux 250 GT Berlinetta. Une bien belle association quand on a conscience des prix de chacune des trois voitures. Il y'a moins de monde ici, et il est plus facile de faire les photos que je souhaite.






Je vous assure que je ne fais pas une obsession, mais elles sont vraiment en nombre cette année. Une Alfa Romeo 1600 Giulia, dans sa version Spider de 1965. Je ne suis en revanche pas fan de cette voiture. Par contre, la deuxième, est une Alfasud, un peu corrodée. C'est une voiture dont j'ai beaucoup entendu parler, puisque c'est la première voiture qu'a possédé mon père. Génétique, me dites-vous ?




La Ligier JS semble avoir des soucis de chauffe, et son capot arrière est grand ouvert. L'occasion est trop belle pour ne pas admirer l'âme de cette fusée. Vraiment ahurissant.




Une petite tentative de vue artistique, gâchée par un la foule dans l'arrière-plan. C'est dommage, car je reste persuadé qu'il y avait quelque chose a exploiter de cet arche.




C'est la seule de tout le plateau, alors il aurait été dommage de ne pas la voir. En effet, il n'y a qu'une voiture arborant le taureau, logo de la marque Lamborghini. Il s'agit ici d'une Miura S. Je trouve, a titre personnel, que le jaune lui sciait mieux, mais on ne choisit pas. C'est un petit peu l'équivalent de la 250 GTO chez Lamborghini. Très classe.




A l'inverse, les Ferrari sont en nombre, et les 275 GTB arrivent en force sur le site. La Mercedes Benz 300SL de 1956, conduite par madame, roule avec ses portes en élytre ouvertes en grand. Tout le monde a chaud, les mécaniques aussi.




Il est temps de quitter le château et de continuer un peu sur le parcours. D'après le plan, quatre ou cinq épingles se trouvent rapidement sur le parcours. Jean Ragnotti prend le départ, et ralenti même a mon niveau pour que je puisse prendre la photo proprement. Merci.




Arrivé dans la première épingle, j'ai le soleil de face, et ca ne me convient pas du tout. Juste le temps de prendre deux Ferrari Dino 246, et je continue a marcher en direction de l'épingle suivante. C'est long, et je fais des pauses pour prendre des photos quand des voitures passent a mon niveau.




Un petit arrêt pour faire une vue de loin du château. Au passage, je prend la Lancia Stratos aux couleurs Alitalia, très connue des amateurs.




Il est déjà tard, et la fatigue se fait sentir. Je fais quelques clichés dans le sous-bois, et je fais demis tour pour retrouver ma voiture et rentrer a la maison. Comme je ne pouvais pas terminer la journée sans une Alfa Romeo, un GTV 2000 de 1971 passe en trombe. A peine le temps de prendre l'appareil photo, ce qui donne un petit effet sympa et spontané a la photo.





Sur le chemin du retour, le château a presque retrouvé son calme habituel, et ca semble bel et bien fini.




Le retour sera un peu long, après une journée commencée tôt le matin, et la traversé de Lons-le-Saunier aux heures de pointe ne facilitera pas le parcours. Pas d'autres soucis majeurs a signaler, et on ne s'en plaindra pas.


Finalement ce Tour Auto, qui n'étais initialement pas programmé sur mon planning s'est révélé être un excellent choix, puisque le plateau est tout de même très impressionnant. Par contre, le format de cet évènement le rend très compliqué a gérer du point de vue du public, puisqu'il faut être partout, au bon moment, et savoir gérer son temps pour ne rien oublier. Vraiment compliqué.


En ce qui concerne la mise a jour, elle s'est effectivement faite attendre, mais je manque cruellement de temps en ce moment, avec plein de chose a faire a la fois. Je m'en excuse auprès de ceux qui l'attendait de pied ferme. Le prochain rendez-vous sera sans nul doute a l'occasion des Super Series FFSA qui passent a Dijon Prenois le weekend du 8/9 Mai.


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jeudi 6 mai 2010 18h12 - posté par tommy B

bONSOIR .Tres beau reportage et belles photos a regarder.Felicitation.

jeudi 6 mai 2010 17h06 - posté par Iroza

Magnifiques photos des voitures anciennes mais aussi des voitures "Hautes gammes" actuelles qui sont , Aussi magnifiques les unes que les autres :)

jeudi 6 mai 2010 16h09 - posté par Fluide Glacial

Eh bien, beaucoup d'anciennes voitures mais toujours aussi belles les unes que les autres (à quelques exceptions près car les gouts ne sont pas les mêmes pour tout le monde ^^).
Hâte de voir le prochain tour d'auto :D

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